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Eglise de Collombey

Bâtie en 1874, l'église actuelle a été restaurée en 1966-67. Les sanctuaires précédents (dès 1025) desservaient la presque totalité du sud du décanat et furent placés sous les vocables de Saint-Didier, Catherine, Jean-Baptiste, Georges.

Restauration de l’église

Qu’elles soient romanes, gothiques, néogothiques, abbatiales, basiliques ou cathédrales, de tous temps on a admiré l’élan généreux de toute une population participant à la construction d’un sanctuaire, chapelle ou église, poursuivant avec le même enthousiasme l’oeuvre magistrale des bâtisseurs de cathédrales.

«Bâtir» a pour corollaire «entretenir» ce qui suscite généralement un peu moins d’enthousiasme. Cela est pourtant indispensable si l’on veut maintenir le patrimoine hérité dont nous sommes devenus dès lors responsables.

Bref historique

C’est ainsi qu’à Collombey, au cours des âges, on s’est appliqué à bâtir un lieu de culte en fonction de l’évolution du village et de sa toujours plus grande paroisse englobant initialement le bourg de Monthey. Il est évident qu’on allait avoir recours directement aux carrières voisines pour le choix des matériaux: extraction de la roche locale donnant le fameux «marbre de Collombey», débitage des blocs erratiques pour disposer de grands blocs de granit!

Il y eut de nombreux "imprévus" engendrant de grands problèmes résolus au mieux des possibilités.On appliquait l’adage: "Aide-toi et le ciel t’aidera!On se souvient encore de la vieille église en bordure du cimetière. L’évêque Hildebrand Jost la consacra en 1616. Au début du XVIIIe siècle, c’est parce qu’elle menaçait de tomber en ruines que les Montheysans entreprirent les démarches pour obtenir le transfert de l’église paroissiale de Collombey à Monthey. On procéda à sa restauration en 1723, date de la séparation officielle entre l’église de Collombey et celle de Monthey.

En 1853,

on inaugurait l’église actuelle de Monthey, oeuvre de l’architecte Montheysan Emile Vuilloud(clocher mis à part puisqu’on garda celui de l’église précédente). Il faut attendre encore 20 ans, soit 1873, pour la consécration de notre église actuelle, oeuvre également d’Emile Vuilloud.

Aspect et architecture

Une caractéristique de notre église, c’est certainement l’originalité de son clocher. Ne disposant pas de plans originaux, on s’est souvent posé la question de l’absence de flèche. Dès lors, on a évoqué diverses hypothèses: fondations ne permettant pas une surcharge de poids... – finances insuffisantes pour dresser encore une flèche... pareille aux autres églises à «clocher rhodanien»...

Cependant, il conviendrait de rappeler qu’Emile Vuilloud enseignait le dessin au collège de Saint-Maurice où le clocher de la basilique a eu comme point de départ une simple tour fortifiée qui constituait la porte d’entrée du bourg. On pourrait dès lors parler d’un apparentement volontaire avec la silhouette du Château d’Arbignon tout proche – le Monastère des Bernardines... Ajoutons que cette originalité n’était pas «une première» de l’architecte. En effet, dix ans plus tôt, Emile Vuilloud construisait l’église d’Aigle et les deux clochers sont d’une même inspiration et «carrément» semblables! Enfin, si l’on devait prouver l’aptitude de l’architecte à bâtir un clocher à flèche... il suffirait de préciser que notre église a été consacrée juste une année après celle de l’église Notre-Dame à Vevey!

Eléments décoratifs

Au-delà des quatre grandes colonnes de granit supportant les voûtes latérales – le plafond à caissons est plat. Dans la pénombre du choeur, le rouge des vitraux s’embrase au passage d’un rayon de soleil. L’église étant orientée à l’est, c’est donc le matin, au soleil levant, qu’il faut la visiter pour découvrir l’effet quasi magique offert par les vitraux. Ils sont l’oeuvre de Paul Monnier, inaugurant au début des années 50 une nouvelle technique, le béton remplaçant les joints en plomb. Depuis la nef, il est impossible de voir les deux premiers grands vitraux du choeur. Il faut donc s’en approcher pour voir, à gauche St-Pierre avec le symbole des clefs et à droite, St-Didier, tenant un glaive. Dans la partie inférieure du vitrail, la crosse nous rappelle qu’il fut évêque de Langres et, dans le sommet, volent trois colombes, celles des armoiries de Collombey, précisant ainsi qu’il est le patron de la paroisse.

L’autel est en marbre de Collombey, de même la base des piliers dans le choeur. Le tabernacle est décoré d’émaux réalisés par Fr. Ribas selon dessin de Paul Monnier: visage du Christ et de la Samaritaine près du puits. Derrière les deux autels latéraux, une mosaïque recouvre toute la grande niche. Dessins de Paul Monnier, réalisés par B.Viglino en 1965. A gauche: le Christ en gloire et à droite, la Femme vêtue de soleil, la lune à ses pieds, soit la réplique des deux vitraux du choeur. En quittant l’église, on observe le tympan sculpté par Jean Casanova, dans le marbre local. Dans les trois vitraux au-dessus du Tympan, on trouve le monogramme du Christ «I H S» Jésus – Christ – Sauveur et, tout en haut, dans l’oeil de boeuf, les trois colombes de Collombey vous souhaitent la paix.

Archives Vieux Collombey-Muraz / MP

 

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